Thursday, April 23, 2009

Ce blog est officiellement mort!

Mon nouveau blog:

http://alifetimeplaylist.blogspot.com/

Monday, February 16, 2009

Young Widows @ Le Baloard (Montpellier) 14/02/09







Friday, October 03, 2008

Isaïah - Tour CDr (DIY, 2008)



1 - Le désir d'a(perce)voir
2 - Mémoire d'un vaincu
3 - L'angoisse d'une réussite éphémere
4 - Interlude
5 - Euthanasie de mes ames perdues
6 - Le poids des mots

J'aime bien le format CDr. En plus d'être pas cher, il invite souvent le groupe à faire des packaging un peu chiadés.
Ici, c'est sous le format d'une enveloppe (déjà vu, notamment avec Belle Epoque) enfermant un CD noir avec imitation de microsillons (merde ils m'ont piqué mon idée) que se présente ce tour CDr (d'ailleurs je n'ai toujours pas compris si ces titres étaient sortis sous un autre format).
Mais parlons de la musique avant l'indigestion de parenthèses (j'aime ça ah ah).
Isaïah officie dans un Hardcore emotisant assez classique, alternant passages frénétiques et accalmies en son clair (vous voyez, ce genre de passages avec la batterie en roulement).
Mais ne croyez pas que je sois médisant, en fait j'aime bien (je suis généralement peu difficile avec ce style).
Personnellement je trouve que les passages mélodiques sont les plus réussis. Il y a même quelques belles envolées de guitare en delay. On pense d'ailleurs beaucoup au Envy récent à leur écoute (tout comme le mélancolique et instrumentale interlude).
Ca s'excite tout de même un peu plus par la suite. "Euthanasie de mes ames perdues" est le morceau aux sonorités les plus chaotiques (y'a un petit côté Third Memory), selon moi le morceau le plus percutant.
Rien de bien fou au vu de ce descriptif, mais le travail et l'évolution par rapport à la démo est vraiment appréciable (le son y est aussi pour quelque chose). Je sais pas, je peux difficilement être négatif avec cette chronique car en plus de trouver leur musique plutôt appréciable, ce groupe m'est assez sympathique. Clairement, ils n'essayent pas d'être plus que ce qu'ils ne sont (pour parler beauf, ça pète pas plus haut que son cul) et font une musique sincère et assez intense.
Seul regret, l'absence de paroles pour cette version. D'un autre côté je suis assez fainéant avec la lecture de textes en ce moment, donc tant mieux.
Bref, du tout bon. Surtout qu'avec ce format il est difficile d'être plus exigeant, la démarche et le packaging respirant la passion.
Pour finir, on notera que le groupe est actuellement en changement de line-up, le chanteur ayant apparemment préféré arrêter suite à un accident ayant eu lieu lors de leur dernière tournée (rien de grave si j'ai bien compris). A voir comment ça va évoluer par la suite, en tout cas ces 6 titres sont bien prometteurs ...

... et viennent enfin placer la Belgique sur la map de l'emo game européen!

Wednesday, June 11, 2008

Off Minor @ Rock Live Cafe (Toulon) 10/06/08




Myspace

Autres groupes présents: Red Wine (Fr), Waddle (Fr), Death Is Not Glamorous (No)

Thursday, June 05, 2008

End of a Year @ Rock Lice Cafe (Toulon) 04/06/08

End of a Year :



Myspace

Thursday, April 24, 2008

Bökanövsky + The Catalyst + Kidcrash @ Rock Live Cafe (Toulon) 23/04/08

Bökanövsky :



Kidcrash :



Le fly :



www.bokanovsky.com
http://www.myspace.com/thecatalyst
http://www.myspace.com/thekidcrash
http://www.myspace.com/satelliteprod

Tuesday, February 26, 2008

Acid Reflux - S/t 7" (No Way records, 2007)



8 titres

Ce disque est déjà sorti en démo avec plus de titres pour la moitié du prix (c'est un crocodile avec un sombrero qui me l'a dit). Ca et l'artwork me laissent penser que ces gars doivent être une belle bande de branleurs. Sinon la musique est à l'image des autres prods du label No Way (qui a sorti le premier EP de Government Warning ou encore les compiles No Bullshit) à savoir du 80's hardcore au taquet sans fioritures ni prise de tête. Ici ça lorgne du côté de Negative Approach avec une touche rock'n'roll, tout ça sur des titres de chansons bien débiles. Malheureusement les textes sont pas forcément super bien écrits ni d'un grand intérêt (ni vraiment drôles ni vraiment véners) mis à part ceux de Oh Good There's An Applebees (à propos des restos américains pourris) qui sont bien poilants. En plus ce morceau est vraiment énorme (le meilleur du EP je trouve). Bref pas vraiment le temps de se faire chier sinon (ce qui me fait dire que le 7" 45 tours est vraiment le format idéal pour ce genre de trucs). Un bon concentré de hardcore au taquet bien fun avec un artwork plutôt classe (bien que fait avec rien, c'est ça qu'est fort). Très vite addictif, ce disque ne tourne jamais qu'une seule fois sur ma platine ... et les tubes finissent par se révéler (Old Timer, Oh Good There's An Applebees). Me faut les derniers trucs du label.

Black Flag - Everything Went Black 2*LP (SST, 1988)



25 titres

Je me suis souvent demandé pourquoi ce disque était essentiel alors qu'il s'agit d'une compilation. Et bien tout simplement parce qu'il regroupe les premiers enregistrements inédits de Black Flag (datant de 1978 à 1981) avec les trois chanteurs ayant précédé Henri Rollins.
La Face A est définitivement la plus punk et cru avec un certain Bob Goldstein au chant. Il s'agit en fait de Keith Morris le futur chanteur de Circle Jerks et avec lequel Black Flag ne sortira que son premier 7" Nervous Breakdown. De ce 7" on ne retrouve que le titre Wasted, titre réinterprété plus tard par Circle Jerks sur Group Sex (j'ai mis plusieurs écoutes à tilté). Même histoire pour le fameux titre I Don't Care (la version de Circle Jerks étant bien meilleur). On notera aussi le célèbre White Minority (qui sortira plus tard sur le 12" Jealous Again) dont je vous invite à lire les paroles et vous faire votre propre opinion (en plus c'est un de mes morceaux préférés du disque).
Pour le reste plusieurs des titres sont communs aux trois premières faces: Gimmie Gimmie Gimmie, Depression ou encore Police Story rechantés plus tard par le body builder intello (Henri Rollins pour ne pas le nommer) sur Damaged (du coup ce disque perd pour moi un peu de son côté culte puisque une grande partie des morceaux avait déjà été composée).
La face B regroupe les morceaux de l'époque Chavo (aka Chavo Pederast qui ne sortira que le 12" Jealous Again avec Black Flag). On perd le côté punk mais on y gagne en agressivité sur cette face. Son chant y est très hargneux et le tout me semble plus propre mais aussi plus direct.
Enfin sur une moitié de cette face et la face C se trouvent les morceaux de l'époque Dez (aka Dez Cadena plus connu pour son rôle de guitariste au sein du groupe notamment sur le LP Damaged). J'y trouve l'interprétation plus anecdotique même si les morceaux n'en restent pas moins excellents. L'intérêt de cette face est le titre Damaged II encore une fois réenregistré plus tard pour Damaged.
Pour finir la face D est une compilation de spots radio publicitaires. Ca fait un peu remplissage même si ça a le mérite de faire sourire. Perso je zappe tout le temps cette face.
Voila la fin de cette chronique laborieuse dont sûrement certains détails ont été omis. Tout ce que je peux dire c'est que ce disque est un vrai bonheur. Du Black Flag pur jus sans le chant poussif de Henri Rollins (même si My War reste un album génial). Mention spéciale pour les titres chantés par Keith Morris (je suis fan de Circle Jerks de toute façon). Maintenant il me faut absolument chopper Nervous Breakdown sans lequel ma collection de disque hardcore n'a rien de respectable (j'aime me créer de besoins) ...
... ah oui on notera un long historique sur le recto (et que j'ai pas la foi de lire). Perso j'aurais préféré les paroles (comme d'hab’ tu pourras te brosser avec SST).

Black Flag - The First Four Years LP (SST, 1988)



16 titres

Ce disque est un peu le compagnon du Everything Went Black. En effet il regroupe les premiers EPs de Black Flag dans leur intégralité et dans l'ordre de sortie à savoir les EPs Nervous Breakdown, Jealous Again, Six Pack, Louie Louie ainsi que deux titres provenant de deux compilations (V/a Cracks in the Sidewalk et V/a Chunks). Bon c'est clair que ça n'intéressera pas le collectionneur qui préférera acheter directement les EPs en question (toujours dispos comme toutes les prods SST, un bon point pour le label de Greg Ginn) mais plaira à l'acheteur plus fainéant ou à cours d'argent. De plus, pas mal de morceaux se trouvent en commun avec la compile précédemment citée mais proviennent des disques originaux et pas de sessions quelconques. Sinon au point de vue détail marrant on retrouve les riffs de I Don't Care sur le morceau 9 mais avec un titre et des paroles différentes et chanté par le bassiste de l'époque Chuck Dukowski. Décidément ils faisaient vraiment n'importe quoi avec les line-up et les compos. Sinon l'intérêt du disque vient surtout des titres (cultes) Nervous Breakdown et Six Pack (chanté par Dez Cadena) non présents sur Everything Went Black. Bref on pourra ajouter qu'on retrouve ici aussi l'enchaînement des trois premiers chanteurs (Keith Morris, Ron Reyes aka Chavo et Dez Cadena) avec toujours pour moi une préférence pour Keith Morris. Ils avaient vraiment le son parfait avec ce line-up je trouve. Toujours pas d'insert ni de paroles par contre ça fait un peu chier. Enfin bref, avec ces deux disques plus My War et Damaged, je pense que j'ai ma dose de Black Flag et surtout le meilleur. Ah ah si ça c'est pas de la chronique inutile.

Bones Brigade - I Hate Myself When I Am Not Skateboarding LP (Coalition records, 200?)



13 titres (dont une reprise)

Bones Brigade est le nom d'un crew de skaters de la fin des 70's. En plus du titre voilà qui plante le tableau. Musicalement, les gars pratiquent un crossover hardcore/thrash qui démonte tout, à la manière de Municipal Waste (le côté métal en moins). On a donc droit à des passages typiquement old-school avec sing alongs ainsi qu'à des accélérations bien thrash et des solos. Je dirais que ça sonne un peu comme un mix entre Suicidal Tendencies et Minor Threat (dont le groupe reprend No Reason de façon assez classique) même si je pense que les gars ont du bien écouter RKL aussi. Bref le genre de musique carrément efficace et bien haineuse sur lequel il est pas besoin de tergiverser des heures: on adore ou on déteste (dans ce cas la je te cause plus). Allez si, on pourra ajouter qu'il s'agit ici du premier LP du groupe sorti en 2003 et réédité en vinyle par Coalition avec un artwork inédit (et vachement plus beau ... mais y'a quand même un squelette qui fait du skate, faut pas déconner non plus). Le chant sur ce disque est assuré par Andrew de Cut The Shit mais il semblerait que le line-up ait changé après ça. Bref j'ajouterais qu'en plus d'être conquis depuis un bail par la musique, les textes m'ont aussi mis une bonne claque. C'est drôle, réfléchi et bien remonté. Bref sans faute sur toute la ligne. Ce disque est une vrai bombe, sans une seconde chiante et fera une bande son parfaite pour skater ou faire chier vos voisins le matin ... "Let's make hardcore fun again".

Catena Collapse - Rai Rai Rai / Outback Songs 12" (Adagio830, 2007)



4 titres

J'avais bien accroché sur les titres du split avec Sinaloa sans pour autant m'être vraiment attardé sur le groupe. Mais la, j'ai étais fan de ce 12" dès la première écoute. Les gars sont norvégiens et jouent une musique à la fois passionnée et subtile dans la grande tradition des groupes emo du milieu des années 90. On retrouve donc ici 4 titres plutôt longs et au tempo ralenti. Les mélodies quant à elles, y sont sombres et mélancoliques et font mouches d'emblée sans trop de déballage non plus.
Mais le point fort du groupe vient de la voix éraillée du chanteur ainsi que de son chant répétitif et parlé, encore une fois typique du son des années 90. On pense d'ailleurs pas mal à Still Life et c'est vraiment pas pour me déplaire. Les paroles de leur côté sont assez longues, et je suis un peu frustré de l'absence d'explications car je n'arrive pas vraiment à saisir les thèmes. Autre petit détail, le tracklisting au dos est un peu incompréhensible car il y a beaucoup plus de 4 titres écrits, mystère ...
Bref, ceci mis à part, en à peine 20 minutes le groupe arrive quand même à installer un véritable climat et une personnalité forte, malgré les influences évidentes. Le disque se termine d'ailleurs avec une montée en intensité du plus bel effet qui donne directement envie de se le repasser encore une fois. Tant mieux, car la galette prend encore plus d'ampleur avec les écoutes.
Au final et après quelques écoutes, je dirais que dans le style c'est un des meilleurs trucs que j'ai écouté avec le 7" de The Birds are Spies ... (dont le groupe partage des membres). J'adhère de toute façon totalement à ce style, finalement trop rare aujourd'hui ... on pourra dire ce qu'on veut mais Adagio830 sort quand même des disques mortels.

Citizens Patrol - Sick Routine 7" (No Way records, 2007)



9 titres

Récemment j'ai topé pas mal de 7" de ce style. En effet, Citizens Patrol font du 80's hardcore (quoique je trouve ça réducteur dans leur cas), sont hollandais et sortent ce 7" 45 tours chez No Way records (dont toutes les prods ont l'air de butter pour l'instant). Et encore une fois pas besoin de mille écoutes pour se prendre une bonne claque aller retour. Déjà la prod est mortelle et sert bien le style ultra rapide et rageur du groupe. Ca va vite mais y'a aussi un léger côté punk voir rock'n'roll de temps en temps. Et c'est marrant pour une fois ça m'a tout de suite fait penser à des groupes connus. Perso, j'y vois carrément un mélange de NegativeFX et Government Issue. Je sais pas je trouve que ça colle bien pour décrire leur truc. Comme pour les premiers d'ailleurs, la voix est débité à 100 à l'heure et le chant est bien hargneux et punk (vraiment le plus du groupe ce chant). Les textes quant à eux sont plutôt simples et ne pissent pas plus haut que leur cul tout en sonnant juste (ça parle de quotidien pourri, de flics ou encore de fin du monde). C'est à la fois cynique et censé, j'aime. Alors bien que le style puisse paraitre classique jusque la, il faut ajouter que les compos sont sacrément efficaces et rentre dedans. Y'a du riff mortel du début à la fin et parfois du riff carrément dantesque (ah ah) comme sur C.O.P. (quel tuerie ce titre). Certe c'est court mais encore une fois je trouve que ce format colle parfaitement au style (pas besoin d'en dire plus). Et même si certains pourront y voir du réchauffé je trouve qu'entre les groupes des 80's et les groupes actuels on a vraiment gagné un cran au niveau de l'agressivité et de la maîtrise d'exécution (sans pour autant avoir un côté tout lisse). Bref un disque bien vicieux que l'on peut se repasser 4 fois de suite avec la même envie irrépressible de finger pointer à tout va ... et en plus le dessin de la cover (un yuppy qui se tire une balle dans la bouche) est vraiment beau.

Colossus of Roads - S/t 7" (Ape Must Not Kill Ape,Clemontine, 2007)



4 titres

Ape Must Not Kill Ape est un label dont j'achète généralement les prods les yeux fermés tant je sais que je n'ai jamais été déçu par les découvertes de Marianne.
Quelques mois pourtant que j'avais mis mes disque emo/screamo de côté pour avoir un peu saturé du style, ce 7" m'a remis d'emblée sur le droit chemin.
Mais commençons déjà par l'artwork, vraiment superbe. La pochette est sérigraphiée à la main et contient un petit insert en papier calque épais pour les textes (ceux-ci étant assez courts). La musique de ce trio californien est quant à elle assez classique dans la forme, alternant passages frénétiques et plages plus aériennes. Pourtant, il s'en dégage une ambiance assez sombre et funéraire sur tout le disque mais sans trop en faire non plus. On pense beaucoup à Funeral Diner même si le groupe arrive a largement tiré son épingle du lot en 4 titres. La face B renferme en plus un véritable tube dans le style: This Village Has No Thieves (il y a une erreur dans l'ordre des chansons du livret si je me fie au titre sur Myspace). Les textes sont aussi vraiment bien sentis et évitent de tomber dans le métaphorique incompréhensible. Bref au moment de finir cette chronique j'ai déjà écouté trois fois de suite le disque avec un plaisir intact. J'attends la suite avec impatience, sur long format de préférence. Pour une fois je vais trouver un 7" vraiment trop court.

Cut The Shit - Harmed and Dangerous LP (Gloom Records, 2003)



18 titres

Cut the Shit fait parti de ces groupes qui ont remis au goût du jour la simplicité et l'agressivité du hardcore des débuts. En plus ils viennent de Boston (berceau des groupes les plus énervés du genre). Ils partagent aussi des membres avec les excellents Bones Brigade et Tear It Up. Alors même si on est pas au niveau des deux formations précédemment citées il faut bien avouer que ce disque tabasse sérieusement. 18 titres très courts et rentre dedans pour un 12" 45 tours. On a pas le temps de souffler et le chanteur non plus. Le chant est ultra rageur et c'est ce qui fait la force du groupe. Les riffs de guitare ont malheureusement tendance a légèrement tourner en rond même si l'on note de légers ralentissements et des sings alongs typiquement hardcore pour se retrouver. Rajouter à ça des éléments rock'n'roll (solos par ci par la) et des paroles allant du personnel au dénonciateur (Boston Cops, No Integrity sur les vendus du DIY ou Dead World sur l'industrie pharmaceutique) mais toujours très remontées et la galette aura fini de vous achever. Très bel artwork et vinyl transparent ... textes ultra relous à lire dans l'insert par contre (j'ai du les rechoper sur internet).

Direct Control - You're Controlled LP (Kangaroo records, 2007)



11 titres

Voici la réédition du premier LP de Direct Control, camarades de label de Career Suicide. Bref, ça joue sans surprise du 80's hardcore (tu pourras y inclure différents noms de groupe obscures américains de 1983, perso j'y vois l'influence de Poison Idea ou encore Koro) le tout à la sauce moderne. Les américains ont d'ailleurs l'air de s'enflammer sur ce groupe mais d'un autre côté les détracteurs pourront s'interroger sur la légitimité de jouer ce genre de musique en 2007 (Ronnie's dead pour citer un des titres). Personnellement j'ai bien pris ma claque avec d'autres formations du même style (Career Suicide et Government Warning en tête) et y retrouve souvent une réelle rage et un son personnel plus que du copier-coller de ce qui a déjà été fait.
Pour ce qui est de Direct Control ça reste très classique et pas si remonté que ça. Les paroles sont simples à suivre (j'aime) mais n'ont rien de transcendant non plus. Pourtant on prend quand même beaucoup de plaisir à écouter ce disque. La guitare y est tout en mélodie (deux trois solos par ci par la) et les titres sont bien accrocheurs. Alors certes le groupe ne réinvente rien et n'apporte pas beaucoup d'éléments nouveaux mais de la à dire que c'est triste ou illégitime de pratiquer ce style aujourd'hui il y a un gouffre. Que les rabats joie aillent plutôt cracher sur le punk 77 ultra looké comme il s'en fait plein aujourd'hui (et en France aussi). Rien de plus que du hardcore basique joué avec passion et sincérité et qui ne se prend pas pour ce qu'il n'est pas. Y'a un aussi un split avec Strung Up et deux 7" que je vais de ce pas m'écouter (ndr : et que j’ai choppé depuis l’écriture de cette chronique).

Eucalyp/Sophora - split 7" (Hey Presto!, 2007)



5 titres

J'adore ce genre d'objets. Un split 7" à la pochette faite de cordes tressée (c'est beaucoup plus gros qu'il n'y parait sur les photos) pour deux groupes Australiens plutôt méconnus (Sophora ont sorti un split avec le groupe Malaysien Utarid), le tout proposé par un nouveau label australien, Hey Presto!. D'emblée ça sent la passion et j'aime ça. Alors autant le dire tout de suite l'intérêt du split vient des trois titres de Eucalypt. Ce que l'on retient ce sont les rythmiques frénétiques appuyées par des guitare en son clair trés clinquantes. Ca sent l'urgence et y'a un petit feeling mid-90's dans les mélodies qui n'est pas pour me déplaire. Les textes sont censés et bien tournés et accompagnés d'explications (c'est con mais j'aime bien qu'on m'explique le fond des choses).
Sophora quant à eux ont un style plus personnel mais j'accroche beaucoup moins. Y'a de la rythmique au taquet typé screamo avec en fond deux chants simultanés (un clair et grave et l'autre hurlé). Le mélodies sont assez bizarres mais l'absence de structure propre au style fait que certains passages arrivent à sortir du lot (le passage mélodique de la fin de la 2). Pour faire simple on va dire que ça manque d'inspiration dans l'ensemble. Bref un disque pas du tout indispensable mais dont je ne regrette pas l'achat. Je garde précieusement tous ces 7" plus ou moins obscures pour ma collec.

Explosions in the Sky - All of a Sudden I Miss Everyone 2*LP (Temporary Residence, 2007)



6 titres (face D gravée)

Voici donc le 4ème LP d'Explosions in the Sky dont tous les amateurs de post-rock s'accordent pour dire qu'il est à chier. Hmm perso je me considère pas comme un connaisseur du style mais je le trouve vraiment très bon. J'avais bien accroché Those Who Tell the Truth et avais trouvé le suivant un peu en demi teinte. Malgré tout, cela restait quand même pour moi une musique en dent de scie avec parfois des longueurs. Alors certes ici les morceaux sont toujours longs mais ça tourne un peu moins autour du pot. Les mélodies arrivent au bon moment et l'on retrouve toujours ces fameuses guitares cristallines pleines de delay que l'on connaît de The Earth is Not a Cold Dead Place. Comme d'hab certains passages sortent du lot comme le magnifique It's Natural to Be Afraid avec ses riffs tout en allez-retour (un classique du style) ou encore So Long Lonesome et son piano bien mis en avant. Enfin bref, c'est vraiment le genre de disque dont je ne comprend pas du tout les critiques. Il n'y a effectivement pas beaucoup de batterie et les structures des morceaux ne jouent pas aux montagnes russes comme le veut la tradition mais il n'empêche que je trouve cet album trés beau et surtout à aucun moment ennuyeux. Ajouté à cela un superbe gatefold et une face D gravée (je reprocherais juste la couleur jaune pisse de la première galette alors que la deuxième est verte marbré ... bizarre). On a de plus droit en guise de bonus à un CD de remix (avec Jesu, Four Tet ou Eluvium pour citer les plus connus) que je vais m'empresser d'écouter. Bref, j'adore cet album et je l'écoute beaucoup plus que ce que je l'aurais imaginé. Ca me fait moins tirer la larmichette que Mono mais ça n'en reste pas moins un réel et simple plaisir à l'écoute. Trés bon achat.

Go It Alone/Blue Monday - split 7" (Rivalry 2006)



6 titres (dont 2 reprises)

J'adore ce split et je me le repasse souvent (ce qui est plutôt rare avec mes disques en fait). Déjà la pochette est très réussie, contenant une jolie galette blanche et une belle photo de poseurs à l'intérieur. Mais ce que j'aime surtout c'est la cohérence entre les deux protagonistes: deux bandes de potes de Vancouver pratiquant un style de musique très proche.
Go it Alone y expose ici ses morceaux les plus sombres et agressifs. De plus, la prod (assez similaire pour les deux faces) met bien en avant cet aspect (le genre qui te donne envie de mettre le son toujours plus fort). Pour ce qui est des textes c'est comme d'habitude assez introspectif et difficile à suivre si on ne maîtrise pas bien l'Anglais. J'aime ce genre de paroles car elles ont le mérite d'être personnelles et de parler d'autre chose que de la scène et ses travers.
Pour ce qui est de Blue Monday je ne connais pas leurs autres productions. En tout cas ce que je peux dire c'est que les deux titres butent sévère dans le genre modern Old-School. La basse et bien mise en avant et la guitare fait de l'esbroufe comme souvent pour ce style. Tout y passe du ralentissement aux coeurs à 200 dans le studio en passant par les refrains épiques. Au final cette face s'avère encore meilleur que celle de GIA. Les deux formations reprennent Reserve34 (un groupe de Vancouver inconnu au bataillon mais qui les a apparemment beaucoup influencé). Bref j'écoute pas tout ce qui sort en modern Old-school (comprenez ce qui sort de chez Rivalry) mais je crois pas me tromper en disant que ce split bute. A ranger à côté de Chain of Strength, Champion, Carry On et Verse (mais ça tu le sais déjà) ... à écouter bien fort en faisant ses exercices du matin et le disque prendra toute son ampleur (ah ah).

Government Issue - Boycott Stabb LP (Reflex, 2002)



15 titres (dont 4 lives)

Government Issue fait parti des groupes essentiels pour ceux qui s'intéressent aux débuts du hardcore. Originaire de D.C., le premier E.P. est sorti chez Dischord et est encore disponible sur le LP compilation "The Year in 7"s".
Il s'agit ici du premier LP sorti en 1982 et réédité par Reflex, un label belge qui ne semble plus en activité (et qui a réédité quelques autres disques cultes comme les premiers Poison Idea ou ceux des F.U.'s).
Pour ce qui est du titre et de la pochette, ceux-ci font référence aux réactions qu'a pu subir à son encontre le chanteur John Stabb, à l'attitude et au look peu conventionnel dans le milieux hardcore à l'époque (on saura que la scène était déjà aussi stupide dès ses débuts). Ce que je retiendrais personnellement c'est plutôt son chant si particulier (assez linéaire et à la voix "canardeuse" ... oui ce mot n'existe pas) mais pas du tout irritant et qui fait la marque de distinction du groupe. En toute logique les textes sont plutôt intelligents et parfois satyriques (Partyline ou Happy People). Pour le reste j'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce disque mais je dois dire que je l'apprécie de plus en plus à chaque écoute. Le style y va du punk hardcore basique et plutôt énervé (les terribles Hour of I et G.I.) à des trucs plus expérimentaux (Sheer Terror) tout en gardant des mélodies fortes et distinctes entre les titres. Un groupe à la personnalité forte donc même si j'ai envie de dire qu'on reconnaît le style de Washington D.C. aisément. J'aime beaucoup la prod sinon (un certain Ian McKaye aux manettes) même si je ne saurais pas dire exactement pourquoi (peut être parce que tout y est bien restitué et assez net). Au final, cette réédition est plutôt réussie pour une fois, avec un insert contenant les paroles (dans le désordre malheureusement), une interview et les flyers d'époques (classique). Le disque est d'ailleurs encore facilement trouvable dans les bacs d'occase, donc n'hésitez pas à le prendre si vous tombez dessus. On pourra aussi ajouter que le groupe s'est récemment reformé bien que John Stabb ait subi une lourde intervention chirurgicale cet été suite à une agression (il y a même eu un concert de soutient pour récolter des fonds, mais je n'ai pas plus de détails).

Government Warning - No Moderation 12" (Feral Ward records, 2006)



10 titres

Celle la va pas être longue. Encore un 12" 45 tours et une claque allez retour instantanée. Government Warning fait dans le 80's hardcore direct et sans fioritures. Moins rapide et braillard que certains de ses camarades (comme Career Suicide) le groupe y gagne en intelligibilité et efficacité. C'est trés punk dans le jeu et le son et c'est vrai qu'on est parfois très proche d'Adolescents pour les mélodies ou de Jerry's Kids pour l'agressivité (on pourrait citer les incroyables Koro comme référence plus obscure). On a donc droit à 8 titres et autant d'hymnes à hurler en concert. Les paroles sont hyper intelligentes en plus et font parties des meilleurs trucs que j'ai lu dans le style, comme celle de Fat Nation dont voila un extrait:

"All accross the world they think we're crazy
Man they say America is just fat and lazy
Maybe they're right
Maybe concrete jungles look like urban tombs
Maybe it's true, and we're all fucking doomed"

Rien à ajouter sinon que ce disque est une tuerie sans nom et qu'en plus l'artwork est trés beau (la pochette est en dégradé noir/vert, première fois que je vois ça). Si vous ne pouviez acheter qu'un seul disque de Hardcore en ce moment, faites que cela soit celui-la. Le précédent EP est tout aussi indispensable et je me maudis de ne toujours pas l'avoir dans ma rangée de 7".

Ken Park - S/t LP (Weewee, Embrace, Sclérose, B.U.R.T., Rejuvenation, Perpetual Movement)



13 titres (dont une reprise et un live)

Coprod entre pleins de labels et le résultat est la: un magnifique gatefold au rendu glacé et le tout pour 7€. Ca fait plaisir à ceux qui aiment acheter des disques.
Ken Park sont des gars de St Etienne qui aiment le skate, Negative Approach et ont des choses à dire. Musicalement c'est du pur old-school avec une basse bien mise en avant et des coeurs typiques. Perso j'aime beaucoup la prod et le son de guitare. La voix est quant à elle assez grave et braillarde. Ca plus les paroles en français je trouve que ça donne un petit côté Oi! à leur zik mais c'est pas forcément pour me déplaire (même si c'est loin d'être un style que je connais). De plus, le message passe bien (les textes parlent de réalité sociale) et ça change de voir ce genre de thèmes abordés sur du Old-school. Par contre j'ai un peu de mal dés que ça cause de conflit Israélo-Palestinien (donner son avis sur cette histoire complexe peut être un exercice dangereux qui a souvent pour conséquence d'exporter indirectement les haines ... mais bon je pourrais demander des explications sur ce texte si ça me dérangeait tant que ça). On notera aussi un texte chanté dans une langue de l'est (probablement), une reprise copie carbone de Negative Approach (Nothing, mon titre préféré du groupe alors ça le fait) ainsi qu'un live chanté en espagnol (enregistré au fameux Tapette fest). Au final le style est assez classique mais on prend vraiment du plaisir à l'écoute de ce LP. Mention spéciale aux titres "Que restera-t-il?" (dont le riff me fait penser à du Adolescents) et "Loin de tes yeux". A soutenir

Look Back and Laugh - S/t LP (LBAL records, 2004(?))



14 titres

Look Back And Laugh est un titre de Minor Threat à la base (pour ceux qui ne le saurait pas). Alors même si la musique est influencé par le 80's hardcore rien à voir avec le revival. Ici ça tabasse beaucoup plus que les groupes originaux. La voix est ultra haineuse (le dénommé Tobia au chant s'avère être une femme après vérification), ça joue vite et fort et la production se charge de vous achever (avec une basse trés mise en avant). On est d'ailleurs parfois dépassé par les événements face à ce déluge sonore (Smear Campaign, Exhaust Filled Damnation). On notera sinon que le groupe compte en son sein un des guitaristes de Yaphet Kotto et la bassiste de Dead and Gone et Talk is Poison (groupe très influent dont la collection de 7" a été rééditée chez Prank en LP).
Pour ce qui est de l'objet, la pochette est sérigraphiée et les textes imprimés sur la sous pochette (bizarre). Ceux-ci traitent de réalité sociale mais pas forcément de façon super limpide (mais plutôt avec la tournure qui fait mal). Bref vous l'aurez compris ce disque est un condensé d'agression. En gros c'est un peu comme si toute la violence et l'oppression de notre société occidentale moderne vous était crachée à la gueule pendant 20 minutes (ah ah). Bref ça fait mal, trés mal même et je pense que je risque d'aimer ça de plus en plus avec les écoutes.

Lost Boys - Fuck You Tape



7 titres (dont une reprise)

Artowrk minimaliste, typo à la CRASS et un titre longuement réfléchi (ah ah). Lost Boys sont lyonnais (old star band mais j'ai oublié et on s'en fout) et font dans le 80's hardcore des familles. Le truc c'est que le style est hyper bien digéré et qu'au final le rendu est bluffant. Prod Lo Fi parfaite, compos simples et efficaces qui se révèlent avec les écoutes pour te rester gravées dans la tête. Y'a du tube potentiel (Tuta Blu) et des paroles terribles, Nerds et Lost Boys pour mes préférées:

"We're the kids of Little Boy
We're fucking dommed from birth
We work, we vote by rote
Here we are THE LOST BOYS".

Bref, beaucoup moins anecdotiques qu'il y parait , cette démo est juste énorme pour qui ne se lasse pas de premiers Black Flag ou de Circle Jerks. Reprise de J.F. A. et un 7" à sortir bientôt sur Shogun (j'ai hate) ... favori dès la première écoute.

Strong as Ten - S/t LP (Positive Negative, D'ici à la réalité, Perspective, Ben le millionnaire, Down boy, Altsphere, Au fond de l'impasse, 2006)



13 titres (dont 2 reprises)

Ca commence avec une intro heavy métal de plus bel effet et ça continue sur du crossover hardcore/thrash au taquet sur tout le disque. Strong as Ten sont français, m'avaient bien la claque avec leur 7" et reviennent ici sur un format légèrement plus long avec toujours ces influence Bones Brigade, Municipal Waste et Nuclear Assault. Ca va vite et droit au but, j'adore. Les paroles sont juste parfaites sinon, à la fois drôles et réfléchies et portant sur des sujets aussi cruciaux les conquêtes espagnoles, la mairie de Metz ou les tough guy. Je dis ça mais c'est très politiques dans l'ensemble sans pourtant se la jouer sérieux ou moralisateur, assez rare pour être notés. Pas d'extraits car elles se valent toutes et je vous laisse les découvrir. On a aussi droit à des samples de nanards (la cerise sur le gâteau quoi) et à deux reprises: une très rock'n'roll du Wasted de Black Flag et une autre beaucoup plus punk de Infest (Cold Inside). Groupe trop sous estimé je trouve, j'aimerais vraiment les voir en live (et voir le fameux Faisan Dance Style en action ah ah). Artwork pas top par contre (carton de mauvaise qualité et photocopie style pour les textes en plus) mais achat indispensable quand même (encore dispo chez Burnout).

Sundowner - S/t 7" (Ape Must Not Kill Ape Records, 200?)



2 titres

Chronique obligatoire dès la première écoute. Sundowner était le premier groupe de Marianne/Ape Must not Kill Ape (à la guitare) dont il s'agit ici du premier 7" (y'a aussi un split avec The Last Forty Seconds que je me suis pris en pleine poire récemment). L'objet est sorti a 300 exemplaires avec plusieurs pochettes différentes (et toute sérigraphiées à la main) et vient juste d'être restocké sur les pages du label (mais pas pour longtemps).
Il s'agit donc ici d'un EP de deux titres de hardcore émotionel terriblement intense et efficace. Le jeu des deux guitares, très complémentaires y est tout en mélodies du début à la fin avec une prédominance de la disto, même si on a quand même droit à quelques petites respirations en son clair bien placées. De plus, la voix écorchée et le chant scandé collent parfaitement à ce jeu (du genre qui donne envie de gueuler en coeur et le doigt en l'air en concert ah ah). Plus sérieusement, j'ai aussi vachement accroché sur les textes. On voit assez facilement où ça veut en venir sans pour autant perdre la forme poétique (j'y vois les thèmes du moment présent, de l'accomplissement personnel ou encore de la libre expression de ses passions).
Bref, plus globalement parlant, la musique est très proche de The Saddest Landscape (et des groupes d'Andy Maddox en général) avec aussi les influences évidentes des groupes Ebullition. D'ailleurs j'aime bien me dire que Ape Must Not Kill Ape est un peu le Ebullition européen tant on y trouve autant de groupes géniaux, avec ce même côté passionné et engagé (c'était pour pas dire D.I.Y.).
Bref, au final y'a des disques comme ça qui ont ce petit plus indescriptibles qui en font des classiques personnels instantanés. Malgré sa courte durée c'est le cas de celui-ci. Et franchement, il ne tiendrait qu'à moi de dire que ce disque a tout du futur disque culte et recherché. Je vous invite donc vivement à vous bougez le cul avant qu'il soit sold-out. On notera sinon pour finir que Marianne joue maintenant dans Mr Willis of Ohio, forcément mon prochain achat du label.

Tear It Up - Just Can't Stand It 12" (Deranged records, 2001)



11 titres

Tear It Up a été un des premiers groupes à réadapter le 80's hardcore a la sauce moderne (il s'agit de leur premier disque datant de 2001). Alors si pour certains tout ça peut sentir un peu le réchauffé, je dirais personnellement qu'on tient la la forme de hardcore la plus efficace. Imaginez des titres ultra rapides et courts et un chant débité a 200 à l'heure dans la plus pure tradition des groupes de Boston (Jerry's Kids en tête) joués avec un son moderne et un style plus net. Ce qui me plaît aussi d'emblée c'est l'efficacité des riffs qui ne se contentent pas de deux accords mis côte à côte mais qui délivrent de réelles mélodies que l'on peut retenir des les premières écoutes (c'est pas toujours le cas). D'ailleurs le groupe n'hésite pas à ralentir le tempo de temps en temps comme sur Just Can't Stand It, petit hymne hardcore simple et efficace comme on aime. Bref c'est très court mais vraiment très bon. Autre bon point, les textes sont très bien écrits et plutôt personnels. Les thèmes abordés y sont sombres et emprunts de réalité dans le style de l'excellent What's the problem dont voilà un extrait:

"Facades of Happiness, but inside I'm dying
All that really matters is I'm tired of crying
When everything I've worked for has been ripped away
I wonder why I even get out of bed everyday"

Ca change de la débilité des groupes de Boston justement. La dessus on criera pas au plagiat. Au final ce n'est pas le disque de Tear It Up que je voulais chopper en premier mais je ne suis pas du tout déçu. Il semblerait d'ailleurs que la suite emprunte quelques éléments au Thrash (le 12" et le 7" qui ont suivi sont sorti chez Havoc d'ailleurs), il faudra vraiment que je chope ça. Pochette pas forcément super jolie et galette colorée sinon ... y'a même un titre caché.

(ndr: la encore j'ai choppé ces deux disques depuis l'écriture de la chronique)

Trap Them - Seance Prime 7" (Deathwish, 2007)



5 titres

Tiens un disque de Deathwish avec une tête de mort sur la pochette ... et avec Kurt Ballou à la prod. Ca commence sur un rythme D-beat (pléonasme) puis se rajoute une bonne grosse couche de guitare bien graisseuse qui continuera sur tout le disque. On aime ou on aime pas ce type de prod mais perso je dois dire que c'est bluffant (même sur une mini chaine). Je veux même pas imaginer à quel volume peuvent bien jouer ces gars en live. Le reste est un mélange de crust de salon et de riffs rock'n'roll bien efficaces dans la lignée de Coliseum ou du Converge récent. Bref vous l'aurez compris rien de nouveau sous le soleil mais pour moi qui n'écoute que rarement ce genre de trucs ça m'a mis une bonne grosse claque. L'artwork est très réussi et la galette de couleur. Les paroles sont assez conceptuelles et durent à suivre sinon (j'en ai rien retenu et compris le quart). Ca me donne envie de l'écouter plusieurs fois de suites bien fort ... et de ressortir le dernier Converge voir même du Kylesa. Assez démoniaque et vivement conseillé.